Saturday, August 22, 2015

PLANIFIER ET REFORMER, OU QUOI D'AUTRE????????

22/08/2015






UNE DISCUSSION FORT INTERESSANTE ENTRE QUATRE INTERNAUTES LIBANAIS SUR FACEBOOK LE 22/8/2015


v  BEYONDREFORMANDDEVELOPMENT في كردستان. @BeyondReformAndDevelopment CarmenGeha Diala
بعرف في كتار من السياسيين والمجتمع المدني مشجعين اللامركزية الإدارية وكأنها الحل لمشاكلنا... ولكن في تحليل لمبررات هكذا طرح، نكتشف انه نابع من سعي البعض لإعطاء
الطوائف وزعمائها سيطرة أكبر على المواطنين ضمن الطائفة الواحدة وعلى مواردها وخدماتها.
انا لست ضد اللامركزية الإدارية اذا ترافقت مع الشروط التالية، وهي نتيجة بحث قمنا به مع 137 بلدية:
أولا، وضع خطة وطنية للتنمية المحلية اجتماعيا واقتصاديا وعمرانيا لتكون أساس تقسيم المناطق الإدارية بدلا من التوزيع الطائفي.
ثانيا، تطبيق قانون انتخابات حسب النظام النسبي وخارج القيد الطائفي لتعزيز التمثيل والمحاسبة خارج التحريض الطائفي.
ثالثا، إصلاح القضاء وأجهزة المراقبة والمحاسبة لتكون مستقلة عن السياسة، لتدارك نقل الفساد من المركز إلى المناطق.
رابعا، تطوير جودة خدمات أساسية وابقائها مركزية تقدمها الحكومة كوسيلة للتماسك الوطني مثل الأمن والتربية والصحة.
خامسا، تطوير منهج متكامل لبناء قدرات البلديات والمجتمع المحلي حول المواطنة والدستور وصولا للإدارة المحلية والموازنة والموارد الطبيعية.
باعتقادي اذا لم يترافق مسار اللامركزية الإدارية بهذه الشروط، يمكن أن يتحول إلى أداة لتقسيم لبنان.
مستلهما من العمل مع وزارة التخطيط ومعهد الإدارة العامة في كردستان. @BeyondReformAndDevelopment CarmenGeha Diala Ahwash

v  Georges
My dear Gilbert, I have rapidly read what you have written. There is no way I can contradict most of what you mention, particularly your first requirement with regard to a NATIONAL PLAN, though I never understood your refusal to participate with our organization CPI the Lebanese Center for Public Information, in drawing up such a Plan. We have been calling for it, ever since 2006. Our postings and blogs are witness of that. Unfortunately both you and I never succeeded in convincing the Authorities to go this way for reasons that both you and I know full well, A National Plan was anathema to them, from the start, because it would have stood in the way of their PROGRAM. That program has been successfully executed so far because it has moved $75 billion dollars from the pockets of five million citizens into the pockets of a small number of public debt bondholders (67% of them Lebanese). The need for the adoption of such a Plan that we called L.N.D.P. is growing by the day, but no one, including you is ready or able to share with us the responsibility of completing its draft, and calling for its implementation. This PLAN that relies essentially upon "participatory governance", ought to be a "POPULAR ENDEAVOR" and you and the rest of Civil Society ought to take an active part in its construction, and later in monitoring its implementation. ARE YOU READY FOR THAT NOW?

v  Joe Acoury
L'incontournable consensus national.
Août 2015, le Liban redevient un pays livré au chaos politique. En s'abstenant d'agir, une majorité de politiciens laisse pourrir les drames du citoyen pour des palliatifs avantageux. Le déballage télévisé des accusations entre les "partenaires" de la nation continue d'exposer de médiocres volontés à d'intolérables constats d'impuissances! A quoi nous sert-il donc de vous entendre cogiter au sujet du "pourquoi" au lieu du comment résoudre au plus tôt les urgences qui submergent le pays? Avant d'être citoyen, l'individu au Liban, chrétien, musulman, juif, athée ou agnostique est d'abord et avant toute chose une créature du genre humain! A toi libanais qui habite sur ton territoire d'assumer cette part de cohérence. Cesse donc de tolérer le "on fera" comme un rôle indispensable à l'autre -ici ou ailleurs- avant le tien! Confirme tes choix par des actes utiles afin de démontrer malgré tout, que la complexité des conflits et des intérêts étrangers ne peuvent "suspendre" la solution à ton pays. Tu feras face ainsi aux
Dissensions et aux divisions. Elles ont le but de te désorienter jusqu'à confondre tes revendications avec du provisoire promis ou reporté. Réhabilite la dimension de ton adaptation pour raffermir une cohabitation de qualité, conciliatrice et sécurisante. Elle déplaira sûrement aux vautours qui choisissent de prévaloir la division sur l'unité et le transitoire sur la stabilité. Cependant, les fructueux échanges qui se basent autrement que sur l'opportunisme et initient une identité nationale engagée par chacun pour la patrie, nécessitent un nouveau consensus national. Au nouveau "conseil national des indépendants du 14 Mars", aux jeunes, aux réformateurs, aux écrivains, aux poètes, aux penseurs, aux artistes, aux carrières libérales et aux bienfaiteurs, il est grand temps d'entamer un immense chantier qui scelle entre nous des constantes non conflictuelles! Que notre volonté commune soit à l'image de nos richesses novatrices! Elles ont la particularité d'appartenir aux convenances libanaises et aux comportements non controversés pour bâtir l'immunité nationale et la réelle indépendance du Liban.

v  Georges
Mon cher Joe, quelques mots suffiraient pour résumer ton commentaire, lequel est, en tous les cas, parfaitement approprie. Ce chaos politique auquel tu te réfères est savamment organise, crois-moi. Son but ultime n'est rien d'autre qu'un changement de régime, et son existence date de la fin de la guerre civile au Liban. Ses auteurs sont connus. Quand a son dénouement, j'ai bien peur qu'il ne soit plus proche qu'on ne le pense. Prions afin  qu'il puisse être contrecarre par l'adoption de la "GOUVERNANCE PARTICIPATIVE", la seule solution capable de résoudre nos maux tout en nous permettant de conserver notre indépendance.

v  Michel Boustani
 En fait rien n'aura changé, comme on dit si bien en bon français "business as usual". Nous étions et sommes restés coincés (le mot à plusieurs sens) prisonniers d'une époque médiévale et tout ce qui vient avec (au sens le plus large et le plus pointu qui soit)... Les féodaux, leurs vassaux, les religieux et finalement les serfs.
Les droits décroissent plus on descend vers la plèbe, l'arrogance du dédain est sacrée comme mode de vie, alors pourquoi s'en faire!
Majesté le peuple n'a plus de pain !
Et bien, qu'il mange des biscuits!

v  Georges

Oui, vous avez raison Michel, mais il y aurait une issue à ce dilemme. On pourrait se tirer de ce pétrin,  mais il faudrait accepter de se serrer la ceinture pendant dix-sept ans (les calculs sont la). A la fin de cette période nous pourrions nous retrouver libres de toutes dettes, avec une économie solide et florissante, à condition toutefois de suivre un PLAN clair et précis que tout le monde aurait préalablement approuve.  Tout ceci est faisable, sans trop de difficultés et sans souffrances, mais les Libanais sont-ils d'accord pour compléter la construction de ce Plan et l’examiner ? C'est là ou réside le nœud du problème. Il faudrait que la petite minorité, qui s'est énormément enrichie des sacrifices de la majorité, accepte elle aussi de se serrer la ceinture, ou tout au moins de cesser de vandaliser le coffre-fort de l'Etat, durant les 17 années à venir.

Wednesday, August 12, 2015

Les dix demandes des protestaires au cours des demonstrations, analysees et commentees


L'ARTICLE DU NAHAR CONCERNANT LES DEMONSTRATIONS POPULAIRES AU SUJET  DU TRAITEMENT DES DECHETS AU LIBAN

NOUS PROPOSONS SIX SOLUTIONS POUR REGLER LE PROBLEME DU TRAITEMENT DES DECHETS AU LIBAN

  1. Reunir un Congres des Maires de Municipalites auquel prendraient part des representants des NGOs
  2. Reunir une Conference des directeurs d'ecoles et d'universites a laquelle prendraient part des representants des NGOs 
  3. Former un comite consultatif des representants des NGOs qui prendrait part, a l'avenir, aux discussions avec le Ministere de l'Environnement concernant le bien public
  4. En matiere de solutions de traitement des dechets consulter, sans tarder, l'ambassade d'Allemagne, champion mondial dans ce domaine
  5. Inviter les ministres de la Sante, de l'Agriculture, de l'Industrie, du Tourisme, et de l'Energie a toutes discussions futures concernant le traitement des dechets
  6. Demander au Ministre de l'Environnement d'institutionaliser les relations avec la Societe Civile a travers un service special qui serait cree a cet effet au sein du Ministere.
  7.  Michel et Joe, chacun de nous, peut contribuer à découvrir les solutions, qu'il/elle soit au Liban ou à l'étranger. En fait ces derniers sont plus susceptibles de donner de bons avis, en toute indépendance, sans subir les pressions ou les influences locales. Le problème c'est qu'il y a beaucoup d'idées mais qu'il n'existe pas de mediums pour les échanger. C'est pourquoi j'en appelle au Ministre de l'Environnement de tenir, au plus tôt, un congrès qui réunirait les quelques 964 maires de municipalités pour discuter du problème du traitement des déchets, ainsi qu'une conférence des directeurs des universités pour les convaincre de modifier leurs méthodes d'enseignement afin d'encourager leurs étudiants à s'intéresser davantage à la "chose publique “plutôt que leur "défendre de se mêler de politique “comme ils le font à présent. C'est exactement une telle attitude, que j'estime bornée, qui nous a menés là où nous en sommes aujourd'hui. Depuis 2006 j'essaye, en vain, de les convaincre de la nécessite d'encourager leurs étudiants à s'intéresser à la "politique", la vraie, pas la politique étroite des "clans “confessionnels ou partisans. A mon avis, dès l’Age de 16 ans, l'étudiante ou l'étudiante peuvent être formes à servir leur pays. Mais pour ceci ils/elles doivent savoir ce qui se passe et "comment les problèmes doivent être résolus". Ce n'est pas le cas, à présent, d'où les problèmes dont nous souffrons tous.Il faudrait faire vite afin d'eviter une explosion generalisee.
NOS SUGGESTIONS CONCERNANT LES DOLEANCES DES PROTESTATAIRES


PLEASE CLICK ON PICTURE TO ENLARGE

Le texte de l'article paru dans An NAHAR


الشخصي يسودان المشهد اللبناني!!!!
أزمة جديدة أضيفت إلى سلسلة أزمات حياتية يومية يعيشها اللبناني هي أزمة النفايات، فإلى جانب الحرمان المستمرِّ من الطاقة الكهربائية والتقنين المنظَّم والعادل في منع كافة اللبنانيين من نعمة النور، أضيف إليه الحرمان من المياه حيث صدحت أصوات الصهاريج لساعات طوال مساءات الصيف المنصرم جراء انقطاع المياه بحجة أنَّ الشتاء لم يحمل معه كمية كافية من الأمطار.
ناهيك، عن غياب الطرق المعبَّدة والمضاءة التي تخلِّف يومياً عدداً من ضحايا حوادث السير، ها هي أزمة "النفايات" تأتي لتزيد المآسي أمام العجز الحكومي والتعنُّت السياسي، ما جعل من شوارع لبنان مكباً ضخماً للنفايات حيث تكدَّست كجبال تفوح منها رائحة نتنة باعثة على الغثيان، عاكسةً تخاذلاً واستسلاماً في بناء وطن حقيقي لا كيانات طائفية مذهبية مناطقية عائلية.
التخاذل وغياب الانتماء يتصدران المشهد
النفايات المكدَّسة في الشوارع والطرقات اللبنانية شغلت رواد مواقع التواصل الاجتماعي خصوصاً "فايسبوك" و"تويتر"، الذين تناولوا الواقع المرير بعبارات لم تخلُ من الكاريكاتورية الساخرة والصادمة.
هذا الامتعاض لم يتخطَّ حدود مواقع التواصل، إذ إنَّ اللبنانيين مصابون بخمول "وطني" يقف عائقاً أمام مواجهتهم الأزمات التي تطال وطنهم.
فغياب الانتماء الوطني والتخاذل الشخصي يسودان المشهد اللبناني، حيث يعتبر كل مواطن أن ما بيده حيلة لتغيير هذا الواقع السياسي والاجتماعي الذي يعانيه لبنان منذ انتهاء الحرب الأهلية.
في هذا السياق، تعلِّق رئيسة قسم العلوم الاجتماعية في جامعة الروح القدس – الكسليك، الدكتورة ميرنا مزوَّق في حديث لـ "النهار" بأنَّ "المواطن اللبناني لا يمكنه أن يصبح مواطناً بين ليلة وضحاها، فالمواطنية لا تُبنى بين سنة أو اثنتين ولا تأتي بالفطرة، بل تحتاج إلى مسار تربوي يبدأ من المدارس والجامعات والعمل التطوعي بناءً إلى برامج تعليمية وجامعية، ولكن هل تتواجد هذه المسألة في صلب دروس التربية المدنية؟
اعتاد اللبناني تلبية حاجاته كفرد ولم يعتد على وجود تواصل بينه وبين المؤسسات الحكومية، أوَّلها البلديات، وأن يكون مستفيداً أكثر من أن يكون مشاركاً أو فاعلاً.
لا نرى في لبنان متطوعين في العمل البلدي، خصوصاً وأنَّ العمل البلدي هو الأساس لبناء التنمية في المجتمعات المحلية.
فكيف يُمكن أن نطلب من البلديات أن تقوم بأعمال عدَّة من دون أن نقدم لها يد المساعدة. وكيف يمكن أن نطلب من الناس أن يكونوا فاعلين في ظلّ غياب القدرة على الفعل".
وفي ما يتعلق بأزمة النفايات، تلفت مزوَّق إلى أنَّه "من الأساسي حصول البلديات على التقنيات الضرورية إضافةً إلى الأموال لإنجاز المهام، منها الفرز مثلاً، ومن ثمَّ نطلب من المواطن القيام بالفرز في المنزل مع إعلامه بكيفية اتباع الخطوات بطريقة علمية.
وما لا يدركه كثيرون هو أنَّ صلب عمل البلديات يكمن في الثقافة والبيئة والصحة، ولا يقتصر فقط على إزالة النفايات وتزفيت الطرق.
لا يمكن أن نكون فاعلين بمجرد النزول إلى الشارع، لا يمكن للناس أن تتظاهر بناءً إلى قرار فردي، بل تحتاج إلى أحزاب ومؤسسات غير حكومية وإحاطة.
إذ إنَّ المواطنة بحاجة إلى عمل تحفيزي، وتربوي، ووسائل، ومال، وتغيير في العمل التربوي عبر السماح للناس بالمشاركة والانخراط في العمل البلدي لتتجلَّى النتائج على صعيد وطني.
وإذا أردنا المشاركة في الحياة المدنية والخدمة الاجتماعية والبيئية والاقتصادية والصحية في المجتمعات واجب علينا تقوية العمل البلدي، كذلك تقوية الحس بالمواطنية والانتماء إلى العمل البلدي لا إلى السلطة البلدية فقط التي تُمثِّل عائلات أحياناً، أي عبر الانخراط في الخدمة والشأن العام لا الانخراط في السلطة فقط.
إلى ذلك، من الضروري التخلّي عن الفردانية في العمل لأنَّ المشاركة الجماعية ضرورية، إذ إن البلدة والمدينة هي ملكٌ للمواطن وهو جزءٌ منها.
في أوروبا يُشارك المواطن في العمل البلدي كمتطوع في تنمية مدينته وبلدته، ولكن في لبنان، لا تزال عقلية "التفرُّج والانتقاد" هي السائدة عوضاً من العمل على التغيير والتحسين جراء غياب الشعور بالمواطنة".
"طلعت ريحتكم" لم تحفِّزهم!
انتشار النفايات في شوارع العاصمة والمحافظات، دفعت بمجموعات شبابية إلى رفع الصوت عالياً، عبر تنظيم تحركات عدَّة، آخرها انطلقت بتوقيت متزامن، متجهةً نحو ساحة الشهداء: من قصقص، ومن كرم الزيتون، ومن شارع الحمرا.
وفي هذا الصدد، يقول الناشط والإعلامي عماد بزّي في حديث لـ"النهار"، "اعتبرنا هذا الاعتصام الفرصة الأخيرة، وأنه في حال لم ينزل العدد الكافي إلى الساحة علينا التراجع والعودة إلى منازلنا، ولكن الناس المُشاركة أعطتنا الأمل في مواصلة خطواتنا.
وأعلنا عن 3 مطالب لن نتراجع عنها:
أوَّلاً استقالة وزير البيئة لأنه المسؤول الأول عن هذا الملف بالتكافل والتضامن مع الحكومة.
ثانياً، إيجاد سياسة لإدارة الصفقات تُبنى على معايير بيئية صحية سليمة لا على صفقات شخصية ومحاصصة طائفية.
ثالثاً، محاسبة المسؤولين عن هذه الأزمة من الذين هدروا المال العام. في حين أبقينا الخطوات المقبلة غير معلنة حفاظاً على عامل المفاجأة".
ولكن ماذا عن بقية اللبنانيين غير المشاركين في التظاهرة؟ ألم يبرز تخاذل من قِبلهم بالنسبة لهذا الملف خصوصاً أن المسألة تمسُّهم جميعاً؟
يجيب بزّي: "في المرة الأولى كان الصحافيون أكثر منا، ومن ثمَّ قمنا بتظاهرات أخرى وصولاً إلى تظاهرة يوم السبت، حيث وصل عدد المشاركين فيها إلى 6 آلاف شخص.
لا يوجد خلفنا أحزاب سياسية ولا أموال لتمويل هذه التحركات.
طلبنا من الناس على مدى 6 أيام التبرع بألفي دولار، ولكن تفاجأنا أنه خلال 4 ساعات من نشر الإعلان تمكنا من جمع 4 آلاف دولار. إذ إنَّ الأشخاص الذين لم يكن بمقدورهم النزول إلى الشارع، عوضوا عن ذلك بالتبرع بالمال.
كل الناس ترغب في التغيير ولكن يجب إقناعها بصدق الهدف، وهذا الحراك سيتمُّ استكماله، وما من نظام يسقط فوراً، وما من حراك ينجح فوراً، بل بحاجة لخطوات تصاعدية للتمكُّن من التغيير".
الحكومة حاولت سحب فتيل الأزمة
بدوره، يشير الناشط أسعد ذبيان في حديث لـ "النهار" إلى أنَّ "التظاهر جاء رداً على الحلول التي تطرحها الحكومة، وهي حلول غير عملية، وغير منطقية وغير شاملة نابعة من مصالح شخصية ومن محاصصات طائفية اعتدنا عليها.
يتكلمون عن محارق كلفتها تُثقل الاقتصاد المحلي، وخطرها البيئي والصحي مرتفع كذلك، وتحتاج سنوات ليتمَّ إنشاؤها، بالتالي، هناك تمديد للأزمة.
أما التكلُّم عن إنشاء مطمر بدأ من الناعمة ولم يؤتِ بحلّ، فإذا وقع الاختيار على البحث عن مطمر آخر، تكون الحكومة بصدد رمي المشكلة من منطقة إلى أخرى، وتمديد هذه الأزمة لسنوات إضافية.
ما نطالب به هو حلٌّ دائم وصحّي يعتمد على الفرز من المصدر أي من قبل المواطن اللبناني، وإعطاء البلديات حقوقها المنصوص عليها في القانون اللبناني والكامنة في جمع النفايات وتنظيف المنطقة الواقعة تحت إدارتها وفرز النفايات، إضافةً إلى إنشاء مركز للفرز في كل المناطق اللبنانية يعمل على التدوير، ما يتيح خلق فرص عمل إضافية.
لكنَّ الحكومة اللبنانية حاولت سحب فتيل الأزمة بثلاثة طرق:
الأولى كانت في سحب النفايات من الشوارع ورميها في الأحراج من دون أن يتنبَّه أحد لهذه الخطوة في ظل عدم متابعة المواطن للأماكن التي يتمُّ فيها رمي النفايات، فهو رأى فقط أنه تمت إزالة هذه النفايات من أمام منزله ما حدَّ من الاحتقان.
المسألة الثانية عبر إلهاء الناس بالمناقصات، أي نشر أخبار عن وجود مناقصات وبمجرد انتهائها ستحلُّ الأزمة.
لكنَّ هذا الأمر خاطىء خصوصاً وأنَّ أي شركة ستلتزم النفايات، لا يمكنها البدء فعلياً بالعمل قبل عام من مشاركتها في المناقصة.
بالتالي، ما يحصل هو أن الحكومة تحاول سحب فتيل الأزمة بطرق ملتوية، وقد نجحت في ذلك لغاية الآن.
المسألة الثالثة، إلتهاء الناس بمشاكل سياسية وتفتيتهم على أساس طائفي ومذهبي، ما يمنعهم من التفكير بالتغيير. في النهاية، كل خيار تختاره الحكومة اللبنانية لا يمثل إرادة الناس، الذي شبع من المحاصصة، سنتعامل معه بطريقة تصعيدية".
ستبقى مشكلة معالجة النفايات واحدة من الأزمات التي تدور حول نفسها من دون حل، تتقاذفها البلديات ككرة نار، ويدفع المواطن في كثير من الأحيان فاتورتها الصحية، وتتقاسم معه الطبيعة والبيئة نسبة منها أيضاً، فيما الدولة بوزاراتها ومؤسساتها المعنية تقف متفرجة عاجزة عن إيجاد حلول جذ


























WASTE SORTING & TREATMENT

LES DECHETS AU LIBAN ET LEUR RECUPERATION


1.    NOTES DESTINEES AU MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT (Première partie)
2.    CERTAINES DISPOSITIONS A PRENDRE (Deuxième partie)

3.    LES DECHETS AU LIBAN ET LEUR RECUPERATION (Troisième partie)

Note: Please click on each picture to enlarge


Sunday, August 9, 2015

WHO IS TO BLAME IN LEBANON?

8/9/2015
WHO IS TO BLAME FOR WHAT IS HAPPENING IN LEBANON?

Yes, I know, I shall undoubtedly hear howls of complaints and denials from nearly everybody. But I persist and sign, because I believe that, in the same way that individuals seek personal improvement through education and by acquiring the right habits, so should nations, if they want to progress, study and admit their own weaknesses and attempt to overcome them.

When one reads the local and the international press one always notices that the responsibility for any bad event occurring in any country is always attributed to some individuals, groups of individuals, or political parties. Seldom is the Nation pointed out as the guilty party.

The result of that national denial is that everyone tends to put the blame on somebody else, and no one is ready to admit that the error may have arisen from a national defect that ought to be treated appropriately.


This is the reason behind the attached presentation. Conscientious readers, I am sure, will come to see the truth in it. I hope that they will conclude that something must be done about it, on a nationwide basis, and educate an entire population, rather than putting the blame on a specific social class or the opposing political party.


Saturday, August 8, 2015

RECYCLAGE EN ALLEMAGNE - Championne mondiale du recyclage

UNE ETUDE SUR LE RECYCLAGE DES DECHETS EN Allemagne
 (Championne Europeenne)

Aujourd’hui, l’Allemagne réussit à n’envoyer que très peu d’ordures dans les décharges. En 2007, seuls 3 kilos de détritus par personne y ont été déposés. La moyenne, dans l’Europe des Vingt-Sept, est de 213 kg de déchets par an et par personne, 185 pour la France. Comment les Allemands y sont-ils arrivés ? Que reste-t-il à optimiser dans leur gestion de déchets déjà très performante ? Explications de Susann Krause, de l’Office allemand de l'environnement.
En 2004, l’Allemagne déversait dans les décharges 104 kg de détritus par an et par personne. Une proportion passée à 3 kg en 2007. Comment expliquez-vous cette réduction ?


Susann Krause
Depuis 2005, le prétraitement des ordures est obligatoire en Allemagne : les déchets urbains doivent être triés, brûlés ou compostés. Ce qui reste ne peut être déversé dans une décharge que si le contenu de matière organique ne dépasse pas 5%.

Si cette loi est si efficace, pourquoi les autres pays européens ne l’appliquent-ils pas ?
La situation n’est pas identique partout en Europe. L’Allemagne a beaucoup d’expérience dans la gestion des déchets. Parmi les nouveaux membres de l’Union européenne, les normes sont souvent moins développées. En Allemagne, il existe des différences régionales dans la gestion des déchets.

Quelles sont ces disparités ?
Les régions sont plus ou moins peuplées, plutôt urbaines ou rurales, ce qui implique des stratégies adaptées. Le fédéralisme allemand des Länder est donc aussi une chance pour développer la meilleure gestion des déchets pour chaque région et pour réagir plus vite aux changements dans la répartition de la population. Par exemple, des prévisions indiquent que la tendance, pour de nombreux habitants des régions de l’est de l’Allemagne à partir pour les Länder à l’ouest, va se poursuivre. Une telle diminution d’habitants dans l’est implique une diminution de déchets. Dans ce cas, les déchetteries doivent changer de stratégie.

En quoi consiste la politique allemande de gestion des déchets ?

Avant tout, il s’agit d’éviter la production de déchets. Lorsque c’est impossible, nous gardons les matériaux en circulation, grâce au tri sélectif et au recyclage. Dans le cadre d’une consommation durable, il faut prendre en compte tout le cycle de vie d’un produit.

Selon l’Office allemand de l'environnement, on pourrait ne plus déverser aucune ordure dans les décharges d’ici 2020. Cet objectif est-il réaliste ?
Oui, car aujourd’hui, déjà, on n’en déverse plus que 3kg par an et par personne et il y a encore beaucoup de potentiel pour développer le système du recyclage. Comme dans le secteur des déchets de construction. Là, il faudrait encore augmenter le recyclage, qu’il s’agisse de matériaux issus de la construction de nouveaux bâtiments ou de la démolition d’anciens immeubles. Par exemple, dans les Länder de l’est, on expérimente la réutilisation sans transformation des dalles de béton, qui composaient les anciens logements à l’époque de la RDA. Dans le cadre d’une politique de recyclage, il ne faut pas toujours « hacher » les matières premières.


Allemagne drapeau
Cet article fait partie de notre dossier spécial Allemagne, modèle écolo ?




Fédération de la gestion du traitement des déchets en Allemagne

Les Allemands produisent presque 40 millions de tonnes de déchets par an. Tout un secteur s’occupe de la récupération appropriée et écologique de ces déchets. En tant que porte-parole européen auprès de l’Etat, du public et des institutions européennes, la Fédération de la gestion allemande du traitement des déchets (Bundesverband der Deutschen Entsorgungswirtschaft e.V., BDE) représente les intérêts de ce secteur. Le syndicat patronal et économique négocie entre autres les tarifs avec les organisations syndicales.
www.bde-berlin.org
Fédération Matières premières de récupération et Traitement des déchets

Sur le tas de composte, mère nature transforme les déchets en nouvelles matières premières. Suivant son exemple, l’homme recycle le papier, le verre et le plastique et prend soin ainsi des ressources naturelles. La Fédération Matières premières de récupération et Traitement des déchets (Bundesverband Sekundärrohstoffe und Entsorgung e.V., bvse) représente les intérêts de la gestion du cycle de vie des déchets face au pouvoir législatif, exécutif et au public.
www.bvse.de
Le point vert - Duales System

Du pot de yaourt à l’emballage de jus de fruit ou à la boîte de bière – en Allemagne les emballages ne sont pas simplement jetés à la poubelle. Le Duales System Deutschland AG organise la complète collecte et le triage de matières comme le papier, l’aluminium, le plastique ou le verre et veille à leur recyclage. Commerçants, producteurs, importateurs et conditionneurs financent le système de recyclage avec des licences et marquent leurs emballages avec le point vert.
www.gruener-punkt.de
L’initiative « Biodiversity in Good Company »

La diversité des espèces et des biotopes de notre écosystème est résumée dans le monde entier sous l’appellation « biodiversité ». Or cette diversité est menacée. Des entreprises allemandes, brésiliennes et japonaises se sont réunies au sein de l’initiative « Biodiversity in Good Company » pour promouvoir les objectifs de l’Accord sur la diversité biologique des NATIONS UNIES.

LE MARCHE ALLEMAND DES DECHETS EN PLEINE EVOLUTION
Rina Bohle Zeller
p. 19-24
Résumé | Index | Plan | Texte | Bibliographie | Illustrations | Citation | Auteur
RÉSUMÉ

En Allemagne, l’organisation des services de déchets, comprenant le ramassage, le recyclage ou retraitement et la mise en déchetterie, se caractérise par une répartition des compétences entre le secteur public et le secteur privé – le premier prenant en charge exclusivement les déchets domestiques et le second tout autre type de déchets. L’évolution du cadre réglementaire affectant le partage des responsabilités laisse apparaître deux évolutions distinctes : tandis que les communes cherchent actuellement à se réapproprier les services de ramassage des déchets ménagers, sous-traité en large partie au secteur privé, le secteur privé se trouve en phase de restructuration avec l’entrée d’entreprises étrangères, surtout françaises. D’autres réformes réglementaires imminentes laissent entrevoir que le marché allemand des déchets reste en mouvement.
Haut de page
ENTRÉES D’INDEX

Mots-clés :déchet, entreprise privée, entreprise publique, libéralisation, recyclage, services, VerpackV
Haut de page
PLAN

1.       La souveraineté administrative des communes…… est en évolution depuis les années 1990
2.       Coexistence des responsabilités publiques et privées
3.       Déchets domestiques : un secteur hétérogène …… caractérisé par une réglementation exigeante…… et une multitude de structures
4.       Secteurs public et privé – en concurrence ?
5.       Conflit d’intérêts sur la libéralisation du secteur …… du fait d’une ‘recommunalisation’ des services de déchets
6.       Elle devrait être limitée au ramassage de déchets ménagers
7.       Restructuration du marché privé des déchets ?
8.       La réforme du VerpackV, une menace pour les PME ?
Haut de page
TEXTE INTÉGRAL

PDF 164kSignaler ce document
1.       La souveraineté administrative des communes…
1En Allemagne, l’organisation des services de collecte et de traitement des déchets ménagers relève des communes. L’art. 28 § 2 al. 1 de la Loi fondamentale garantit en effet à ces collectivités la souveraineté administrative concernant les activités de « prévoyance » (Daseinsvorsorge) qui, en tant que services d’intérêt général, incluent les services de collecte et de traitement des déchets ménagers, les services de l’eau ou encore les services d’énergie et le transport public (voir REA 77/06). La répartition des compétences, caractéristique pour la République fédérale, soumet la souveraineté des communes au cadre législatif fixé par le Bund et les Länder. De son côté, le Bund, également responsable pour l’adaptation des lois allemandes à la réglementation européenne et pour le droit de la concurrence, établit la législation cadre sur la protection de l’environnement dont fait partie la gestion des déchets. De leur côté, les Länder transcrivent ensuite les lois et décrets fédéraux en législation régionale. Cette dernière est finalement appliquée lors de l’établissement des statuts et décrets communaux. Du seul fait de cette répartition des compétences, la gestion des déchets implique une grande diversité de réglementations et d’acteurs institutionnels.

… est en évolution depuis les années 1990
2Le rôle et les responsabilités des communes n’ont toutefois cessé d’évoluer du fait de la modification progressive du cadre réglementaire. La protection de l’environnement ayant gagné en importance, la législation allemande est basée désormais sur le concept Vermeidung vor Verwertung vor Beseitigung : « éviter avant de recycler avant d’éliminer ». Les emballages sont considérés dorénavant comme des déchets recyclables : l’ancienne Loi sur l’élimination des déchets de 1972 (Abfallbeseitigungsgesetz) avait été abrogée puis remplacée par la Loi sur l’économie cyclique et les déchets de 1996 (Kreislaufwirtschafts- und Abfallgesetz, KrW-/AbfG) qui exclut les communes du ramassage et du traitement des emballages recyclables (§ 13 KrW/AbfG). La nouvelle loi complète ainsi le Décret sur les emballages recyclables de 1991 (Verpackungsverordnung, VerpackV, actuellement en voie révision) qui oblige producteurs et distributeurs à reprendre les emballages après leur utilisation et à en assurer le recyclage. La possibilité de déléguer ces obligations à des tiers (§ 6,3 du VerpackV) a ouvert la voie au développement d’un système de tri, ramassage et retraitement parallèle à celui des autres déchets ménagers, appelé Système dual (Duales System).

2.       Coexistence des responsabilités publiques et privées
3Le marché des déchets domestiques (comprenant les déchets semblables de l’industrie et du commerce) connaît ainsi de jure la coexistence des responsabilités publiques et privées. La présence du secteur privé dans la gestion des déchets n’est toutefois pas récente. Intégralement responsables des déchets industriels, les entreprises privées interviennent, en tant que sous-traitants des communes, également à une large échelle dans la gestion des déchets domestiques. Selon la Fédération du secteur du retraitement (Bund der deutschen Entsorgungswirtschaft, BDE), près des deux tiers du ramassage des déchets ménagers sont ainsi assurés par des entreprises privées. Leur rôle est particulièrement important dans les régions rurales, alors que la gestion des déchets en milieu urbain est généralement effectuée par des entreprises communales (des disparités importantes s’observent néanmoins au niveau des Länder). Avec l’introduction du Système dual, le changement du cadre législatif accroît en conséquence l’importance du secteur privé dans la gestion des déchets. Cela signifie pour les communes, bien que leur souveraineté soit maintenue, que leur responsabilité s’applique maintenant à des quantités de déchets considérablement réduites, du fait que les emballages correspondent à environ la moitié des déchets ménagers en termes de volume ou à un tiers en termes de poids.


Agrandir Original (png, 23k)
Source des données : Bundesverband der deutschen Entsorgungswirtschaft e.V. (BDE).

3.       Déchets domestiques : un secteur hétérogène …
4Contrairement aux services de déchets domestiques en France, qui connaissent une forte concentration, outre-Rhin, l’organisation des services de ramassage, de traitement et d’élimination des déchets domestiques est très fragmentée – en fonction de la taille des structures, de leur statut juridique ou de la participation du secteur privé. Ce segment faisant partie intégrante de la Daseinsvorsorge qui incombe aux communes, et ces dernières étant souveraines dans le choix de son organisation, les services de déchets ménagers peuvent être assurés par des entreprises communales ou, en partie ou entièrement, être délégués au secteur privé ou à des sociétés d’économie mixte (§ 16 KrW-/AbfG). Le « principe de localité » (Örtlichkeitsprinzip) qui découle de l’art. 28 § 2 al. 1 de la Loi fondamentale interdit cependant aux communes d’intervenir dans la gestion des déchets hors de leur territoire ; elles ne peuvent donc pas intervenir dans l’organisation des services de déchets d’autres communes. Mais rien ne leur interdit d’élargir leur territoire en s’intégrant dans un syndicat intercommunal.

… caractérisé par une réglementation exigeante…
5La diversité des structures opérant sur le marché des déchets ménagers s’est encore accrue avec l’évolution des exigences du cadre réglementaire. Alors qu’il existait, lors de l’adoption de la Loi sur l’élimination des déchets de 1972, environ 50 000 déchetteries (hors ex-RDA), leur nombre s’est considérablement réduit depuis. Pour satisfaire aux nouvelles réglementations environnementales, les communes, tout comme le secteur privé, ont été amenées à investir dans le prétraitement des déchets et dans des déchetteries modernes. Cette tendance a été renforcée par l’adoption du Décret sur le dépôt de déchets de 2001 (Abfallablagerungsverordnung) et le Décret sur les déchetteries de 2002 (Deponieverordnung). En outre, depuis juin 2005, le dépôt des déchets non traités est prohibé. Les déchetteries quant à elles doivent remplir des standards techniques élevés, visant à éviter toute contamination des nappes phréatiques et à limiter l’émission de CO2 et de méthane. De nombreuses déchetteries communales pour déchets domestiques, ne satisfaisant pas aux nouveaux standards, ont ainsi été fermées ; leur nombre est passé de 8 273 en 1990 à 162 en 2006. Parallèlement, pendant que le secteur privé investissait essentiellement dans la construction d’installations de recyclage et de traitement bio-mécanique des déchets, le secteur public construisait des installations d’incinération. Du fait de l’importance de ces investissements, les communes ont souvent fait appel au secteur privé. Sur les 73 installations d’incinération recensées outre-Rhin, la moitié seulement se trouve ainsi en propriété communale, un tiers relevant du partenariat public-privé et les restantes étant gérées par le secteur privé.

… et une multitude de structures
6Libres de choisir la forme que prend la fourniture des services de déchets domestiques, les communes choisissent le plus souvent des structures distinctes pour l’organisation du ramassage, du traitement et de l’élimination des déchets ménagers. Le ramassage, peu intensif en capital, est généralement, s’il n’est pas sous-traité au secteur privé, géré par des entreprises publiques gérées selon les principes de gestion commerciale (Eigenbetrieb), permettant ainsi la modernisation de la gestion tout en maintenant l’exonération de l’impôt sur les sociétés et de la TVA. La construction des déchetteries et d’installations de traitement des déchets, avec un fort besoin en capital, passe régulièrement par la création d’entreprises de droit privé (le plus souvent des GmbH : SARL), ce qui facilite la participation du secteur privé, mais aussi le financement des installations (les emprunts d’une GmbH en propriété publique ne font pas partie du bilan des communes, ce qui est intéressant pour ces dernières qui connaissent souvent des situations budgétaires tendues). Lorsque les installations sont construites et gérées avec la participation du secteur privé, les communes possèdent généralement la majorité du capital (>51 %), se réservant ainsi de forts pouvoirs de contrôle et de surveillance afin d’assurer la protection de l’environnement, la qualité du service ou encore un contrôle du niveau des prix.

4.       Secteurs public et privé – en concurrence ?
7Du fait de la répartition des responsabilités, les entreprises publiques et privées ne s’affrontent que sur le marché des déchets ménagers, celui des déchets de l’industrie et l’agriculture étant intégralement aux mains du secteur privé. Le temps de la concurrence « pour les déchets » initiée par les déchetteries publiques avant l’entrée en vigueur des réglementations sur le dépôt des déchets et les déchetteries, est aujourd’hui révolu. Faisant face depuis l’obligation de recyclage des emballages à des volumes de déchets ménagers plus réduits (34 millions de tonnes en 1999 contre 18 seulement en 2004), les communes peinaient en effet à remplir les capacités de leurs déchetteries. Ces dernières offraient alors des réductions de prix pour des déchets du commerce et de l’industrie afin de couvrir au moins une partie des coûts fixes élevés. Dorénavant, la concurrence public-privé se limite à une compétition indirecte lorsqu’une commune décide de faire participer le secteur privé à la fourniture de ses services.

5.       Conflit d’intérêts sur la libéralisation du secteur …
8Le débat sur la libéralisation du secteur des déchets ménagers connaît, en raison de la répartition des compétences, une moindre ampleur que par exemple celui concernant les services de l’eau (voir REA 77/06). Il se polarise autour de la souveraineté des communes dans le cadre de la réforme du fédéralisme et de divers avantages en matière fiscale et dans le domaine de la concurrence d’autre part. Surtout depuis l’augmentation de la TVA (passée de 16 % à 19 % le 1er janvier 2007), l’exonération des communes de la TVA est considérée par le secteur privé comme une distorsion de concurrence, permettant ainsi aux entreprises publiques d’offrir leurs services à un moindre prix. La BDE projette actuellement de déposer une plainte contre cette exonération des communes auprès de la Cour Européenne de justice dans l’espoir qu’un traitement fiscal égal amènerait plus de communes à sous-traiter les services de déchets au secteur privé. Le secteur privé considère comme une autre distorsion de concurrence la possibilité qu’ont les communes de contourner l’obligation d’émettre des appels d’offre en confiant la fourniture d’un service de la Daseinsvorge directement à une entreprise publique ou un syndicat intercommunal. La Fédération d’entreprises communales (Verband kommunaler Unternehmen, VKU) pour sa part, s’appuyant sur des décisions récentes de la Cour Européenne de justice de prononcer un non-lieu dans les plaintes déposées à ce sujet,y voit une ingérence dans la souveraineté administrative des communes. En ce qui concerne l’exonération de la TVA, la VKU précise que les entreprises publiques ne peuvent déduire la TVA payée sur les achats comme le font les entreprises privées, ce qui annulerait les possibles distorsions à la concurrence.

… du fait d’une ‘recommunalisation’ des services de déchets
9Le conflit des intérêts privés et publics gagne du terrain depuis que la tendance à inclure le secteur privé dans le ramassage des déchets ménagers semble s’inverser : un grand nombre de communes ne prolonge pas les concessions accordées au secteur privé et réincorpore le ramassage dans des structures publiques. Selon la presse allemande, environ 100 communes, dont Hanovre et Lüneburg, ont choisi cette voie, et d’autres pourraient bientôt suivre. Le taux de participation du secteur privé, estimé par la BDE à 63 % en 2003 (moyenne fédérale), pourrait alors connaître une baisse importante dans les années à venir. Le choix des communes peut s’expliquer par la profitabilité du marché du ramassage (et du tri) de déchets, présentant des marges de 8 à 12 %, mais aussi par le fait qu’une participation du secteur privé nécessite aujourd’hui la publication d’appels d’offre à l’échelle européenne (beaucoup de concessions, conclues généralement pour une durée de 3 à 5 ans, arrivent à échéance). Selon la Division déchets et propreté de la VKU (Verband kommunale Abfallwirtschaft und Stadtreinigung im VKU), les communes préféreraient maintenir la création de valeur et les postes de travail sous leur responsabilité et sur leur territoire. Beaucoup de communes ne prolongeraient d’ailleurs pas les concessions parce que la qualité du service des sociétés privées aurait été peu satisfaisante ou les prestations trop chères. Ces arguments sont difficiles à évaluer du fait de l’hétérogénéité des services et des structures. L’évolution des prix des services de déchets, très forte au cours des années 1990 du fait de la construction de nouvelles installations, connaît depuis 2000 le même rythme que les prix à la consommation, mais les chiffres masquent des variations souvent importantes à l’échelle régionale. Selon l’association fédérale des centrales des consommateurs (Verbraucherzentrale Bundesverband., vzbv), les tarifs annuels varient globalement entre 134 et 280 €, mais la différence peut aller jusqu’à 500 % au sein d’un Land. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, par exemple, les prix pour une poubelle d’une capacité de 240 litres allait en 2005 de 150 à 900  €.

6.       Elle devrait être limitée au ramassage de déchets ménagers
10Les tendances à la ‘recommunalisation’ doivent cependant être considérées avec prudence. Bien qu’il existe des évolutions semblables dans d’autres secteurs de la Daseinsvorsorge (Dortmund et Bochum ont ainsi racheté Gelsenwasser, entreprise offrant des services de l’eau), la réincorporation dans les services publics devrait être limitée aux services de ramassage. La situation budgétaire des communes, quoique en amélioration depuis peu (leurs recettes ont enregistré une hausse de 1,75 milliards € en 2006), ne leur permet toutefois pas de racheter ou de construire des installations de traitement ou d’incinération de déchets. Dans ces domaines, la tendance à la participation du secteur privé devrait se maintenir. Et du fait que les services de ramassage dans les régions urbaines sont traditionnellement aux mains des communes, cette recommunalisation concerne davantage les régions rurales. Mais cette option ne peut être viable pour toutes les communes rurales, l’Örtlichkeitsprinzip étant en conflit avec les économies d’échelle (les activités des entreprises privées ne sont pas limitées à un territoire spécifique). Néanmoins, les responsabilités des communes pourront connaître d’importants changements avec la redéfinition en cours du droit communal à la suite de la réforme du fédéralisme politique. En matière de droit environnemental, cette dernière confère aux Länder en effet plus de compétences législatives, ce qui amplifiera davantage les disparités du droit communal à l’échelle de l’Allemagne. Alors que la Bavière et le Bade-Wurtemberg semblent vouloir maintenir la souveraineté administrative des communes, la réforme du droit communal projetée par la Rhénanie du-Nord-Westphalie pourrait rendre plus difficile toute activité commerciale des communes – au bénéfice du secteur privé.

Le flux de gestion des déchets

Le flux de gestion des déchets
Agrandir Original (png, 58k)
Bundesumweltministerium

7.       Restructuration du marché privé des déchets ?
11Le marché privé des déchets (hors déchets domestiques), entièrement libéralisé, reste, malgré une tendance à la concentration, toujours caractérisé par une multitude d’entreprises se distinguant par la taille et les champs d’activités. Les services de collecte (en sous-traitance des communes), de tri, de recyclage et d’élimination se trouvent encore essentiellement aux mains de PME, dont seulement une douzaine opère à l’échelle suprarégionale (et seulement 1 % des quelque 3 000 entreprises recensées réalise un CA supérieur à 100 millions €). Contrairement à la France ou à l’Espagne, où les trois premières entreprises du secteur comptabilisent une part de marché de 50 à 60 %, cette part est de 17 % seulement pour les trois premières entreprises allemandes : Remondis, Sulo/ Véolia et Alba/Interseroh. Les fusions concernent davantage les grands du secteur : Remondis avait repris 70 % de RWE Umwelt en 2004 ; Sulo après avoir racheté son concurrent Cleanaway fin 2006, sera prochainement reprise par Véolia ; et l’entreprise berlinoise Alba s’est hissée à la troisième place en acquérant 46 % de Interseroh. Mais cette tendance à la concentration commence à s’étendre aux grandes PME qui cherchent à se maintenir sur ce marché plus concentré. A l’instar de Tönsmeier, Sita-Wagner ou Schönmackers, elles sont aujourd’hui considérées comme les prochains acheteurs potentiels – à moins qu’elles ne deviennent à leur tour des proies pour les grands du secteur.

8.       La réforme du VerpackV, une menace pour les PME ?

12La tendance à la concentration est essentiellement motivée par la hausse des prix des matières premières issues du retraitement des déchets (en raison de la hausse de prix de matières premières originales), mais aussi par l’imminence de la réforme du décret VerpackV, qui engendrerait une croissance du marché du recyclage d’environ 500 millions € par an. Attirées par ces perspectives, des entreprises comme Remondis et BellandVision projettent de s’établir comme opérateurs de systèmes duaux alternatifs. Des marges relativement faibles et la nécessité de pouvoir organiser les différentes structures de recyclage limiteront cependant le nombre des candidats possibles. Remondis pourrait devenir l’opérateur d’un système dual à large échelle, du fait que le groupe dispose déjà des moyens de ramassage et de retraitement. La nécessité de pouvoir proposer à des grandes chaînes de distribution (comme des supermarchés discount) des solutions à échelle fédérale limitera encore le nombre de candidats possibles.

Les Systèmes duaux et la réforme du VerpackV
Les obligations du décret sur les emballages recyclables – VerpackV – de 1991 ont donné naissance au développement de systèmes de reprise, de tri et de recyclage des emballages qui opèrent parallèlement aux services de déchets ménagers (appelés de ce fait systèmes duaux).
La mise en place d’un premier système dual avait été confiée à Duales System Deutschland GmbH (DSD), une entreprise créée ad hoc en 1990 (voir REA 62/03) et détenue depuis 2004 par le fonds Kohlberg Kravis Roberts (KKR). Les producteurs d’emballages et le commerce versent des frais de licence au DSD, ce qui leur donne le droit d’apporter à leurs emballages le logo du DSD : « le Point Vert » (Der Grüne Punkt). Ces frais de licence permettent de financer la reprise, le tri et le recyclage des déchets portant le Point Vert. Le DSD, en tant qu’entité à but non lucratif, ne prend pas activement part dans le processus de recyclage, mais confère ces tâches à environ 550 entreprises sous-traitantes. Tenant initialement le monopole sur le marché du recyclage des emballages, le DSD a dû ouvrir ce dernier en 2004 à d’autres systèmes duaux (dont Interseroh et Landbell). Par la suite, du fait de contrôles insuffisants, le recyclage des emballages a connu des abus de la part des producteurs et distributeurs d’emballages (en cas de résiliation d’un contrat de licence avec le DSD, il est en effet difficile de prouver que l’entreprise a contracté une licence avec un de ses concurrents – il ne peut ainsi pas être garanti que l’intégralité des producteurs paient pour le recyclage de leurs emballages).
De ce fait, les systèmes duaux accueillent la réforme de la VerpackV de manière positive. Le nouveau décret, dont l’entrée en vigueur est prévue pour l’automne 2007, doit en effet garantir que seules les entreprises pouvant prouver qu’elles se sont acquittées des frais de licence à un des systèmes duaux pourraient vendre leurs produits dans le commerce.
13La Fédération des entreprises qui interviennent dans la récupération des matières premières et dans le recyclage des emballages (Bundesverband Sekundärrohstoffe und Entsorgung, BVSE) craint que le marché du recyclage ne connaisse une situation d’oligopole au détriment des PME. Celles-ci, qui opèrent souvent comme sous-traitants dans un des systèmes duaux existants, pourraient être poussées vers la sortie du marché ou réduites à servir comme support logistique aux grandes entreprises du secteur détenant des installations de recyclage.

14Le secteur allemand des déchets est loin d’être stabilisé. L’évolution attendue du cadre réglementaire (révision du VerpackV, la redéfinition du droit communal à la suite de la réforme du fédéralisme, etc.) devrait influer sur le rôle des communes et leur politique de ‘recommunalisation’, mais aussi leur ouvrir de nouvelles perspectives de croissance. L’objectif de la politique environnementale allemande, à savoir éviter la mise en déchetterie jusqu’en 2020 au bénéfice d’un recyclage et retraitement complet de tous les déchets, donnera lieu à la création de nouveaux marchés innovants. Et même si la tendance actuelle à la concentration devrait bientôt ralentir, le nombre de PME à reprendre s’étant considérablement réduit, l’intérêt des entreprises étrangères et notamment françaises restera soutenue – justement en raison des perspectives de croissance. Selon la presse allemande, Veolia (devenue après l’achat de Sulo la deuxième entreprise du marché allemand des déchets) serait aujourd’hui intéressé par la reprise de la DSD. En même temps, les entreprises allemandes (comme Remondis) s’orientent vers l’étranger, considérant notamment les nouveaux Etats membres comme des marchés prometteurs. L’organisation du marché allemand des services des déchets ne fait que commencer, préfigurant, dans un futur proche, un marché communautaire probablement dominé par quelques grands acteurs européens.

LE TRI DES DECHETS EN ALLEMAGNE


Lorsque, en 1990, l’Allemagne introduit le “Point Vert” (Grüner Punkt), une prise de conscience gagne progressivement les foyers allemands. Aujourd’hui, ces mêmes foyers sont champions du monde du recyclage.

En France, pourtant, le réflexe écologique ne s’est pas répandu comme on l’aurait souhaité : baguettes et danettes se retrouvent constamment dans la même poubelle, et c’est la planète qui en pâtit. Malgré cette faiblesse, les administrations ne réagissent pas, et les foyers par conséquent non plus..


Seulement voilà : que fait le novice franchouillard lors de son arrivée en Allemagne ? Car s’il refuse de s’adapter et d’intérioriser les normes allemandes, son comportement est tout simplement mal vu. Sans tri sélectif, pas de politesse entre voisins. Ici sont donc élucidés les secrets du tri des déchets, de la poubelle grise à la poubelle jaune, du tri de base au tri professionnel.

1. LA POUBELLE MARRON : LE BIOGUT
Les matières organiques, c’est à dire les peaux de banane, les épinards dont on n’a pas voulu, la salade périmée et les filtres à café. Ces déchets deviendront du compost destiné principalement à l’agriculture.

2. LA POUBELLE BLEUE : LE PAPIER
Ici, on sous-entend les journaux, les brochures, mais aussi les emballages en papier et le carton. Ce sont véritablement les déchets les plus simples à définir et à trier.


3. LA POUBELLE VERTE : LE VERRE
Bouteilles ou pots de Nutella, à priori tout est permis tant que verre multicolore et verre “blanc” sont séparés au préalable. On en produira du verre nouveau, qui ne fera pas concurrence à celui de Venise mais qui sera moins cher et plus écologique. Pourquoi pas ? Attention : le verre de miroir, de fenêtre et similaires devrait être déposé séparément. Mais ce n’est qu’un détail peu connu même des allemands.

4. LA POUBELLE JAUNE : LE GRÜNER PUNKT
Coeur et âme de la tradition écologique allemande sont les produits aux points verts, les écoemballages. Même s’il est vrai que partir à la recherche du petit point vert sur chaque emballage crassé n’est pas l’activité favorite du citoyen moyen, c’est nécessaire et on s’y habitue. Ces emballages seront recyclés. Astuce : Ce qu’on croit être au coût du producteur est en fait au nôtre : le consommateur paye une valeur ajoutée sur chaque emballage “vert” lors de l’achat.

5. LA POUBELLE GRISE (OU NOIRE) : LE RESTE
C’est à dire le reste. Cest d’ailleurs pour cela que cette poubelle est très souvent grande favorite des expatriés fainéants. Et non ! En réalité, cette poubelle ne devrait pas être aussi pleine !

POUR ALLER PLUS LOIN : LA COUR DE RECYCLAGE
Pour les professionnels et pour ceux qui se sentent particulièrement concernés, ces cours proposent des poubelles spéciales pour le bois, le métal, les pneus, le béton, les déchets électroniques, les meubles et même les bouchons de vin.Voilà qui vous éclairera sur le mystère coloré de la cour de votre immeuble.N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information ou question plus précise, nous vous aiderons dans vos démarches ou vous orienterons vers un
partenaire dans votre région.

LES ENTREPRISES DE RECYCLAGES EN Allemagne

L'INITIATIVE "RECYCLAGE ET GESTION DES DECHETS EN ALLEMAGNE" (RECYCLING & WASTE MANAGEMENT IN GERMANY) PERMET A L’ALLEMAGNE D’ETRE LEADER MONDIAL SUR LE MARCHE DANS LA GESTION ET LE PRE-TRAITEMENT DES DECHETS ORGANIQUES, LE RECYCLAGE ET LA VALORISATION ENERGETIQUE.

Soutenue par le Ministère fédéral de l'environnement, de la protection de la nature, du bâtiment et de la sûreté nucléaire (BMUB), du Ministère fédéral de l'économie et de l'énergie (BMWi) et du Ministère fédéral de la coopération économique et du Développement (BMZ), l’initiative a pour objectif de promouvoir l'utilisation des technologies allemandes de l'environnement à l'étranger.

L'idée est de maintenir et de développer un réseau d'acteurs spécifique à la gestion des déchets, tout en permettant le transfert de connaissances et de technologies. Le Centre allemand de recherche sur la biomasse (Deutsche Biomasseforschungszentrum - DBFZ) est le porteur clé de cette initiative.

Plus d’infos
 

Contact WBI: Mathieu Quintyn, Agent de liaison scientifique de WBI pour l’Allemagne – m.quintyn@wbi.be