Thursday, June 11, 2015

LEBANON, AN INDEPENDENT COUNTRY?

12/06/2015

DOES HN CONTEMPLATE DESTROYING UNRULY LEBANON & REBUILDING IT IRANIAN FASHION?



Yes, I sincerely believe time has come at last to play with open cards. What do you want, HN?

We have suffered enough beating about the bush and heard enough long winded discourses. Are you ready to come straight and tell us what you really want?

Why should we wait for the big boys, up there, in Teheran, Riyadh, New York or Brussels, to draw up for us the lines of our future, as they envision it, sign upon the election of the President that they recommend, choose for us the way of life that they see best for us, give us the go ahead sign to implement the reforms that they envision worthy to be introduced, and proceed with parliamentary elections to fit the program that they consider most appropriate for us?

Why can’t we do all this by ourselves, instead?

Are we an Iranian, a Saoudi, an American or a European colony or are we an independent country?

TELL US!


L’incompréhensible saga economico-financière du Liban de 1993 à nos jours

Cet article est en relation avec l’étude de l’économiste Saha El Attar publiée dans l’Orient Le Jour du 10 Juin 2015 intitulée : « Liban : comment stimuler l’investissement sans politique économique ? »

http://www.lorientlejour.com/article/928941/comment-stimuler-linvestissement-sans-politique-economique-.html

QUELQUES  DEFINITIONS PRELIMINAIRES :

Dans le but d’éclairer les lecteurs, je me suis permit d’extraire les définitions suivantes de certaines sources publiques que je cite ci-dessous. 

Le politique représente le monde de la décision : le politique décide d'orientations sur la base des propositions du stratège, établies elles-mêmes sur la base d'objectifs déterminés. Le politique prend ses décisions en fonction de la Vision qu'il a des devenirs possibles de l'exploitation et des valeurs afférentes, pour lesquelles il doit clairement prendre position. 

La stratégie représente le monde de l'action : le stratège met en place des plans d'actions en fonction d'objectifs qu'il a déterminés. Le rôle de la stratégie est avant tout de définir les actions, déployer les ressources nécessaires et les optimiser afin d'atteindre ses objectifs.

Stratégie et politique, deux fonctions souvent mêlées, portées ensemble par des personnes qui, si elles finissent par les confondre, induisent ainsi des positionnements complexes, des orientations peu claires, mal perçues en interne comme en externe, générant ainsi des déperditions d'énergies. http://lentrepriseperenne.blogspirit.com/archive/2010/10/02/strategie-et-politique.html

Si l’on se réfère à ces définitions on remarque que la politique économique d’un pays est « une idée et un concept ». Par contre, la stratégie n’est autre que « l'ensemble des voies et moyens que l'on utilisera pour parvenir à réaliser les objectifs traces par la politique. »

Si l’on accepte une simplification de ces deux définitions, nous aurions ainsi : politique égale vision et stratégie égale action. En conséquence, je serais enclin à conclure que le Liban a suivi, au cours des deux dernières décades, une vision économique et financière erronée avec pour conséquence, la mise en application d’une stratégie désorientée a la base.

Examinons ensemble comment ce phénomène s’est produit chez nous et ses effets désastreux pour l’économie et les finances libanaises.

 LA « POLITIQUE » SUIVIE PAR NOS GOUVERNANTS DE 1993 A NOS JOURS

A la sortie du Liban de sa guerre civile en 1993, ses dirigeants se crurent, à tort, tenus d’adopter des « politiques» économique et financière qui n‘ont pas substantiellement varie au cours de ces deux dernières décades. En quoi consistaient-elles ?

Certains de nos économistes ont consacré des volumes entiers à décrire ces erreurs de vision. C’est pourquoi je ne compte pas m’attarder là-dessus. Il me suffirait de déclarer que je m’accord avec eux pour déplorer les conséquences d’une telle attitude qui se manifestèrent par un libéralisme effréné, une absence quasi-totale de planification de la part de la classe dirigeante, et surtout le refus à peine dissimule de toute tentative de suivi de leur performance qui aurait inévitablement dévoilé le « pot aux roses ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les sept Plans Sectoriels minutieusement élaborés durant la période 2005 à 2011, avec l’aide d’institutions internationales, furent carrément ignores durant toute cette période. 

LA FAUSSE STRATEGIE ET SES CONSEQUENCES

Une telle attitude a aussi inévitablement conduit nos dirigeants à adopter une stratégie financière  incompréhensible et impardonnable laquelle consistait à catégoriquement éviter de rembourser le moindre prêt consenti à la Nation au cours de cette période et à laisser la dette publique croitre allègrement sans payer les intérêts qui s’accumulaient. Je ne mentionnerais pas ici les mille et un subterfuges utilises, au cours de cette longue période, pour détourner l’opinion publique locale et étrangère et les empêcher toutes deux de poser trop de questions et d’exiger des détails qu’il aurait été trop gênant de fournir. Le fait qu’aucun budget public n’ait été vote depuis dix ans est là pour confirmer ces assertions.

Cette « stratégie » viciée a eu pour effet une croissance « boule de neige» de notre dette publique qui passa durant cette période de sept milliards de dollars qui furent empruntes au départ pour reconstruire l’infrastructure détruite par la guerre civile aux  soixante-dix milliards de dollars que nous devions à la fin de l’année passée. Ce décuplement de notre dette, en vingt ans, est uniquement la somme des intérêts composes sur le prêt initialement consenti, car, grosso modo, le déficit net direct du budget annuel gouvernemental est reste quasiment nul durant toute cette époque.