1.- Comment vivons-nous
aujourd’hui ?
(Première partie d’une série d’articles sur la véritable indépendance
du Liban).
Par ces temps difficiles, quand le fleuron de
notre jeunesse est tenu de s’exiler pour survivre tandis que le taux de chômage
de leurs condisciples qui restent dans le pays atteint les vingt-cinq pour
cent; quand l’économie se rétracte et les entreprises sont forcées de fermer
boutique par manque de débouchés, quand le problème du traitement des déchets,
vieux de vingt ans n’a toujours pas été résolu et les détritus encombrent notre
capitale et menacent notre sante ; quand la nourriture et l’eau que nous
ingurgitons risquent de contribuer à l’augmentation effrayante des taux de
cancer que l’on a peur de répertorier pour ne pas affoler la population ;
quand enfin, et, cerise sur le gâteau, les citoyens sont terrifies d’apprendre
que notre petit Liban de 10,452 kms carres a le triste honneur d’être le
cinquième pays au monde qui détient le plus fort pourcentage de dette par
rapport à son GDP, que font les soi-disant responsables pour nous
rassurer ?
Je vais vous le dire, mes amis. Eh bien !
Ils ne font RIEN. Pas une seule déclaration officielle pour nous rassurer et
nous dire, au moins, qu’ils sont en train de « faire le nécessaire pour
résoudre ces problèmes ».
Pourquoi voudriez-vous qu’ils se donnent la
peine de le faire, tandis que, comme dit le dicton, « El Kadi
Radi » ?
Oui, mes amis, la faute n’incombe pas à ces
irresponsables « responsables »dont nous nous sommes nantis. La faute
nous incombe exclusivement. Si nous sommes assez veules pour ne pas
protester, pourquoi voudriez-vous qu’ils s’en préoccupent outre mesure ?
Tant qu’à la fin de chaque mois leurs rémunérations de quelques six à dix mille
dollars parviennent ponctuellement à leurs comptes en banque, pourquoi
devraient-ils s’en faire outre mesure ? Nous ne pouvons pas les blâmer,
mes amis. Nous ne pouvons que blâmer notre propre insouciance, veulerie,
ignorance, lâcheté, ou légèreté. Appelez-la ce que vous voulez.
Un peuple qui pendant VINGT DEUX ANS a
vu sa dette croitre de sept milliards a soixante-douze milliards de dollars
sans poser de questions à ceux qui étaient censés protéger leur intérêt, n’a
pas le droit, à présent de poser des questions, quand il est devenu presque
trop tard pour le faire.
Oui, j’ai dit « presque trop tard »
car il y aurait encore une chance de sortir du bourbier ou nos soi-disant
« responsables »nous ont enlises. Allons-nous nous décider enfin à la
saisir, cette chance ?
Telle est la QUESTION A LAQUELLE JE
DEMANDE A CHACUN DE VOUS DE REPONDRE.
Mais, afin de leur rendre la tâche plus
facile, je développerai, au court des publications suivantes, un état
descriptif des alternatives qui, selon mon entendement, se présentent au peuple
Libanais pour faire face aux problèmes que j’ai brièvement évoqués au début de
cet article.
2.- Comment pouvons-nous nous sortir de ce bourbier dans lequel nous
nous sommes enlises ?
(Deuxième
partie d’une série d’articles sur la véritable indépendance du Liban).
1.- Pour sortir de ce bourbier, il va nous
falloir économiser $171.62 milliards de dollars au cours des dix-sept
prochaines années, soit plus de dix milliards par an, en moyenne, comme suit :
a)
Economiser $108.72 milliards de dollars en 17 ans, soit, en
moyenne, 6.7 milliards de dollars par an durant cette période, à travers une
réduction de deux pour cent que les détenteurs des effets de la dette publique
accepteraient de nous accorder. Au paroxysme de la crise financière que traverse
actuellement le pays tout entier, ces derniers devraient considérer être de
leur devoir national d’accorder cette réduction dans le but de sauver le Liban
de la faillite.
b)
Economiser $25.50 milliards de dollars en 17 ans, soit, en
moyenne, 1.5 milliard de dollars par an durant cette période, à travers les
économies de consommation de mazout au sein des nouvelles usines de génération
d’électricité qui devraient fonctionner au gaz plutôt qu’au mazout
c)
Economiser
$8.50 milliards de dollars en 17 ans, soit, en
moyenne $0.5 milliard de dollars par an durant cette période, à travers les
économies qui devraient être réalisées suite à une réorganisation totale des
méthodes de gestion à EDL (Electricité du Liban), laquelle devrait mettre
fin aux détournements et aux gaspillages prévalant, a l’heure présente,
dans cette institution dont les comptes n’ont pas fait l’objet d’un audit
sérieux depuis 2001.
d)
4. Percevoir
$28.90 milliards de dollars supplémentaires en 17 ans, soit en moyenne
$1.70 milliard de dollars par an durant cette période, à travers un revenu
supplémentaire du Trésor public qui devrait provenir d’une meilleure perception
des droits de 6% d’enregistrement des propriétés et de l’adoption de nouvelles
lois annulant l’exemption injustifiée des sociétés anonyme du paiement de ces
droits. Ces exemptions servent, à présent, à enrichir, chaque année et sans
justification aucune, les propriétaires de ces bien-fonds de millions de
dollars, au détriment du reste de la population Libanaise.
2.- Que comptons- nous réaliser à travers ces
économies et ces perceptions supplémentaires ?
a)Nous
devrions repayer, avant la fin de l’année 2031, une grande partie de notre
Dette Publique
b)
Nous devrions, en outre, engranger des rentrées supplémentaires de $90
milliards de dollars durant la période 2023 à 2031 a
partir des revenus du pétrole et du gaz, si le projet démarre comme prévu. Ces
revenus devraient être initialement consacres a repayer le solde de notre Dette.
3.- Parallèlement, comment
envisageons-nous de procéder afin d’éviter de commettre, à l’avenir, les
erreurs passées ?
Nous envisageons d' entreprendre un grand
nombre de réformes administratives et structurelles au sein des dix-huit
secteurs principaux de l’économie Libanaise, en fonction du Plan Libanais
de Développement National (L.N.D.P.), dont l’étude est prévue d’être
achevée et approuvée, au plus tard, le 31 décembre 2015.
4.- Comment envisageons-nous de financer le cout de ces réformes?
Le cout de la mise en exécution de ces réformes ne sera ultimement révélé qu’une fois les études des 18 secteurs du L.N.D.P. entièrement achevées. A ce stade, les Autorités examineront les sources de financement des reformes, y compris les capitaux privés.
4.- Comment envisageons-nous de financer le cout de ces réformes?
Le cout de la mise en exécution de ces réformes ne sera ultimement révélé qu’une fois les études des 18 secteurs du L.N.D.P. entièrement achevées. A ce stade, les Autorités examineront les sources de financement des reformes, y compris les capitaux privés.
3.- Comment procéder pour identifier
les reformes que nous voulons introduire ?
(Troisième partie d’une série d’articles sur la véritable indépendance
du Liban).
1.- Les 18 secteurs qui font partie du Plan
Libanais National de Développement (L.N.D.P.) apparaissent dans le tableau
descriptif numéro un. Les titres des sept plans qui ont été élaborés dans le
passe par l'Administration (Nos.2, 5, 6, 7, 10,11, et 14) ont une bordure hachurée.
2.- Pour chacun des 11 Plans qui n'ont
pas encore fait l'objet d'études avancées, les chercheurs procèderont en
utilisant une procédure qui consiste à répondre à neuf questions essentielles
selon le tableau numéro deux.
3.- Le troisième tableau décrit les différents
groupes de citoyens, de fonctionnaires, et d'experts qui seront charges d'aider
et d'éclairer les étudiants d'Universités. Ces derniers seront requis de faire
le gros du travail de recherches en vue de récolter les données nécessaires
pour l’élaboration des plans. Ils seront guides et suivis par les experts et
les mentors que l’on recrutera à cette fin.
4.- Subséquemment, une fois les plans sectoriels approuves et mis
en exécution, certains étudiants seront assignes a des taches de surveillance
(follow-up) de l'exécution de ces plans.



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