Thursday, June 11, 2015

LEBANON, AN INDEPENDENT COUNTRY?

12/06/2015

DOES HN CONTEMPLATE DESTROYING UNRULY LEBANON & REBUILDING IT IRANIAN FASHION?



Yes, I sincerely believe time has come at last to play with open cards. What do you want, HN?

We have suffered enough beating about the bush and heard enough long winded discourses. Are you ready to come straight and tell us what you really want?

Why should we wait for the big boys, up there, in Teheran, Riyadh, New York or Brussels, to draw up for us the lines of our future, as they envision it, sign upon the election of the President that they recommend, choose for us the way of life that they see best for us, give us the go ahead sign to implement the reforms that they envision worthy to be introduced, and proceed with parliamentary elections to fit the program that they consider most appropriate for us?

Why can’t we do all this by ourselves, instead?

Are we an Iranian, a Saoudi, an American or a European colony or are we an independent country?

TELL US!


L’incompréhensible saga economico-financière du Liban de 1993 à nos jours

Cet article est en relation avec l’étude de l’économiste Saha El Attar publiée dans l’Orient Le Jour du 10 Juin 2015 intitulée : « Liban : comment stimuler l’investissement sans politique économique ? »

http://www.lorientlejour.com/article/928941/comment-stimuler-linvestissement-sans-politique-economique-.html

QUELQUES  DEFINITIONS PRELIMINAIRES :

Dans le but d’éclairer les lecteurs, je me suis permit d’extraire les définitions suivantes de certaines sources publiques que je cite ci-dessous. 

Le politique représente le monde de la décision : le politique décide d'orientations sur la base des propositions du stratège, établies elles-mêmes sur la base d'objectifs déterminés. Le politique prend ses décisions en fonction de la Vision qu'il a des devenirs possibles de l'exploitation et des valeurs afférentes, pour lesquelles il doit clairement prendre position. 

La stratégie représente le monde de l'action : le stratège met en place des plans d'actions en fonction d'objectifs qu'il a déterminés. Le rôle de la stratégie est avant tout de définir les actions, déployer les ressources nécessaires et les optimiser afin d'atteindre ses objectifs.

Stratégie et politique, deux fonctions souvent mêlées, portées ensemble par des personnes qui, si elles finissent par les confondre, induisent ainsi des positionnements complexes, des orientations peu claires, mal perçues en interne comme en externe, générant ainsi des déperditions d'énergies. http://lentrepriseperenne.blogspirit.com/archive/2010/10/02/strategie-et-politique.html

Si l’on se réfère à ces définitions on remarque que la politique économique d’un pays est « une idée et un concept ». Par contre, la stratégie n’est autre que « l'ensemble des voies et moyens que l'on utilisera pour parvenir à réaliser les objectifs traces par la politique. »

Si l’on accepte une simplification de ces deux définitions, nous aurions ainsi : politique égale vision et stratégie égale action. En conséquence, je serais enclin à conclure que le Liban a suivi, au cours des deux dernières décades, une vision économique et financière erronée avec pour conséquence, la mise en application d’une stratégie désorientée a la base.

Examinons ensemble comment ce phénomène s’est produit chez nous et ses effets désastreux pour l’économie et les finances libanaises.

 LA « POLITIQUE » SUIVIE PAR NOS GOUVERNANTS DE 1993 A NOS JOURS

A la sortie du Liban de sa guerre civile en 1993, ses dirigeants se crurent, à tort, tenus d’adopter des « politiques» économique et financière qui n‘ont pas substantiellement varie au cours de ces deux dernières décades. En quoi consistaient-elles ?

Certains de nos économistes ont consacré des volumes entiers à décrire ces erreurs de vision. C’est pourquoi je ne compte pas m’attarder là-dessus. Il me suffirait de déclarer que je m’accord avec eux pour déplorer les conséquences d’une telle attitude qui se manifestèrent par un libéralisme effréné, une absence quasi-totale de planification de la part de la classe dirigeante, et surtout le refus à peine dissimule de toute tentative de suivi de leur performance qui aurait inévitablement dévoilé le « pot aux roses ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les sept Plans Sectoriels minutieusement élaborés durant la période 2005 à 2011, avec l’aide d’institutions internationales, furent carrément ignores durant toute cette période. 

LA FAUSSE STRATEGIE ET SES CONSEQUENCES

Une telle attitude a aussi inévitablement conduit nos dirigeants à adopter une stratégie financière  incompréhensible et impardonnable laquelle consistait à catégoriquement éviter de rembourser le moindre prêt consenti à la Nation au cours de cette période et à laisser la dette publique croitre allègrement sans payer les intérêts qui s’accumulaient. Je ne mentionnerais pas ici les mille et un subterfuges utilises, au cours de cette longue période, pour détourner l’opinion publique locale et étrangère et les empêcher toutes deux de poser trop de questions et d’exiger des détails qu’il aurait été trop gênant de fournir. Le fait qu’aucun budget public n’ait été vote depuis dix ans est là pour confirmer ces assertions.

Cette « stratégie » viciée a eu pour effet une croissance « boule de neige» de notre dette publique qui passa durant cette période de sept milliards de dollars qui furent empruntes au départ pour reconstruire l’infrastructure détruite par la guerre civile aux  soixante-dix milliards de dollars que nous devions à la fin de l’année passée. Ce décuplement de notre dette, en vingt ans, est uniquement la somme des intérêts composes sur le prêt initialement consenti, car, grosso modo, le déficit net direct du budget annuel gouvernemental est reste quasiment nul durant toute cette époque.



Wednesday, May 20, 2015

Is it a fact that a property owned by a company is not subject to the 6% registration fees or bequeathing or selling fees?

Matt Nash
A few hours after I wrote, three days ago, on facebook a long article praising Minister Aly Hassan El Khalil's bold initiative to attempt to recuperate uncollected and/or under-evaluated 6% real estate registration fees, I was advised by a good friend to read the following article published on Executive Magazine on the 16th May 2015. If companies are not liable to pay registration, bequeathing, or selling fees, then that explains why Lebanon is "legally" losing every year between three quarter to one and a quarter billion dollars in uncollected real estate registration fees alone.
Minister Aly Hassan El Khalil, please tell us exactly what is the real situation in this case.


Seashore, Inc.
How developers are positioning themselves along Beirut’s western waterfront
v  Achour did not buy land directly, but rather he bought companies that own the land
v  Another reason to register land in the name of a company is to avoid fees related to both selling and bequeathing it

April 16, 2015
Matt Nash
Matt is Executive's Economics & Policy Editor. He has been reporting on Lebanon and regional issues for seven years, particularly specializing in oil and gas, politics and legal matters.

On February 10, 1966, Inmaa Tourism and Hotels bought two plots of land on the sandy shores of Ramlet al-Baida. Eight years later, the company bought seven more plots, bringing its total land holdings on the coast in this area of Beirut to around 30,000 square meters (m²). The land is still owned by Inmaa. Who owns Inmaa, however, is another story entirely, one which reflects the confusing ownership structure of the land stretching from Dalieh near the Pigeon Rocks to the end of Beirut’s southern city limits. Individual people own only around 27 percent of the Dalieh-Ramlet al-Baida land. The public sector — via the Beirut Municipality and the Lebanese government — each own three plots which represent around 5 percent of the land. Corporations own the rest. The three with the largest holdings are Sakhrat Al-Bahr Real Estate, Al-Bahr Real Estate and Inmaa. On a human level, however, Rafik Hariri’s heirs and Wissam Achour are the most important players on Beirut’s private coast.

Who owns Inmaa
In 2005, Inmaa’s majority shareholder, Kuwait’s General Investment Authority, was trying to sell the company to divest from the land, according to a news report carried by MENA FN. However, this attempt failed, claimed the report, so Inmaa would again try to put itself up for sale.
On a human level, however, Rafik Hariri’s heirs and Wissam Achour are the most important players on Beirut’s private coast
In Beirut, Raja Makarem stood behind his large wooden desk, using a laser pointer to highlight plots on a giant map of the city on the wall. Nine years ago, he says, he was on the cusp of brokering a deal for an American company to buy 70,000 m² of land for $140 million — including the nine Inmaa plots, which he says accounted for 30 percent of the total land on offer. For the Inmaa land, the buyers were slated to purchase the company’s shares, not the land it owned. The deal, he says, fell through.
In 2007, Stow Capital Partners, a real estate company registered in Bermuda with offices in the UK and Lebanon, announced they’d bought 40,000 m² of land “on the outskirts of the city of Beirut.” Stow’s website explains “[t]he plot was identified in early 2005 as a site with legal problems where value could be added. An option was taken on the land allowing for a window of opportunity to sort through the legal hurdles and investigate if resolutions could be facilitated, while locking in a very competitive price.” A 2014 document from Lebanon’s commercial registry shows no reference to Kuwait’s General Investment Authority’s ownership in Inmaa. Instead, Walid Daouk, a nonexecutive director at Stow and former information minister, owns 21.2 percent of Inmaa, while Stow itself owns 8.1 percent. Inmaa’s largest shareholder is a company called Barbara Bay Ltd with 32.3 percent. Executive believes Barbara Bay is registered in the Cayman Islands, but could not retrieve documents showing definitive proof. Nazem el-Khoury, Stow’s executive director and a former minister of environment, tells Executive that Stow kicked around ideas for a large scale development a few years ago, but believes the plans are on hold. He suggests Farouk Kamal, Stow’s executive chairman, is the best person to ask about the company’s current plans for the land and the companies that own Inmaa. Kamal did not respond to phone messages left at his office nor an email seeking comment. It is unclear why Stow says it bought 40,000 m² of land when the company is only associated with the 30,000 m² owned by Inmaa. Kamal, who is also chairman of Beirut Waterfront Development of Zaitunay Bay fame, told Executive in January 2014 that a project on the site had been “fully designed — but I don’t know if we will launch it.”

Jumping down the rabbit hole 
Over the course of the past six months, Executive has connected the 51 plots of land stretching from Dalieh south to Beirut’s city limit to actual human owners. Nahnoo, a local NGO, shared nine of the land ownership documents with Executive, the rest came from the DGLRC and the Commercial Registry. The process was slow moving at points in part because companies own the vast majority of the land — 90 percent of the approximately 290,000 m² — not individual people.
Corporate ownership of land is legal under Lebanese law and useful for a variety of reasons, explains Eddy Sakr, a partner with the auditing and tax advisory firm Sarkis Sakr & Partners. One reason, he says, is for succession planning, as dividing a company among one’s children is often better for future development purposes than dividing the land. In Lebanon, every plot of land consists of 2,400 shares, and if a plot has multiple shareholders, all must agree on how to use the land before it can be developed. The records show that ownership in many of the Dalieh plots was passed from parents to children, resulting in miniscule holdings and multiple owners. For example, plot number 1116 is the fifth smallest of the 13 Dalieh plots with a total area of 1,458 m². Yet it has 26 owners. Records show Al-Bahr Real Estate owns almost all of the plot (with 2133.6771 shares) with the 25 remaining people having inherited a number of shares ranging from 66.6667 to 0.7292. If land is passed to children via a company, Sakr says, the children have more flexibility as shareholders in a company to brush aside dissenting voices when the time comes to develop the land.
Another reason to register land in the name of a company is to avoid fees related to both selling and bequeathing it
Sakr says that another reason to register land in the name of a company is to avoid fees related to both selling and bequeathing it. “If land is owned by a person, and that person wants to sell or give it to their kids, they have to go to the real estate directorate and pay a 6 percent fee for the sale [or transfer].” If the land is corporately owned and the corporation is a joint stock company (a société anonyme libanaise or SAL in Lebanon), “you can transfer shares from one person to another without having to pay any tax,” says Sakr. As the Inmaa example illustrates, land in this part of Beirut has often changed hands via corporate deals rather than land sales. Sakr warns that developers who buy a company only for the land it owns may avoid a registration fee in the short term, but could end up paying more in the long run should they want to develop the land. On the books of the original land-owning company, he says, the land will have a certain value that has no doubt gone up by the time the buyer acquires that first company. When that buyer wants to sell units in whatever project gets built on the land, the land itself will have to be revalued and the developer will pay a capital gains tax on the difference in valuations — an amount that more often than not exceeds the registration fee.
So who owns what?
The Lebanese government owns three of the plots, clustered south of the Mövenpick hotel on a curve in the land, for a total area of 5,729 m². Beirut’s municipality also owns three plots. One is a slender strip of 246 m² wedged between two privately owned plots, which are themselves surrounded by the government’s land. The city’s other two plots — 5070 and 5069 — are prime, sandy beach property right on the water at the northern edge of Ramlet al-Baida and total 8,568 m². Almost all of the human owners of shares in a plot inherited their land. Exceptions include, but are not limited to, Kamal Sadr — who purchased the 3,987 m² plot 1554 north of the city’s land in 2014 — and Salwa Beidoun. Beidoun today owns 100 shares in each of four Dalieh plots (1113, 1117, 1118 and 1119). The purchase is registered on July 31, 1990. Al-Bahr Real Estate owns the remaining shares in each of the plots Beidoun partially owns. Whether she only bought a small amount of shares in 1990 or bought them all and sold most to Al-Bahr later is unclear from the records. Executive was unable to reach any of the individual human owners.

The Hariris
While Rafik Hariri is today ‘known’ for having bought up much of the Dalieh land, he actually first acquired seafront property in Ramlet al-Baida, not Dalieh. And he did it indirectly. It all started in 1981 when Hariri bought 73 percent of the shares of Méditerranée Investors Group (MIG), which in turn owned 59 percent of BankMed, according to a 2005 BankMed annual report. The next year, the annual report says, Hariri bought all of MIG and in 1983 BankMed “became a wholly owned subsidiary of MIG.” In a 1994 interview published on his website, former Prime Minister Fouad Siniora explained that when Hariri bought BankMed, he also became owner of one of the bank’s “sister companies,” as Siniora puts it, called Mediterranean Real Estate, which owned plots 4026, 4027, 4285 and 2233 (a total of 15,703 m²) — all beach properties between the city of Beirut’s land and the land currently under development for the Eden Rock Resort. Additionally, in the interview Siniora says that in 1991 Hariri bought shares in a company called National Company for Land and Buildings (NCLB), which then owned plot 2231, the largest of the Dalieh–Ramlet al-Baida plots with a total area of 29,073 m². Today, over 99 percent of NCLB is owned by a holding company founded in 1984 called Irad Investment Company. Irad also owns 200 of Mediterranean Real Estate’s 5,000 shares (or 4 percent).
The land ownership documents do not provide a detailed history of how the land has changed hands, rather they show only the current owners. For four plots, the documents did reveal who a company bought shares from, but that is the exception, not the rule. Ditto the commercial registry documents. They only show current shareholders, not the history of share purchases. That said, there are several land owning companies that purchased land within years or — in the most extreme case, days — from when they were founded which are today owned by Irad. For example, Irad owns 99.9 percent of the National Company for Land and Buildings 2 (NCLB2). NCLB2 was founded on July 10, 2002 and bought three plots in Ramlet al-Baida on July 13, 2002. Two of the plots, according to the Siniora interview, were at one point owned by Mediterranean Real Estate. Al Bahr Real Estate, founded in 1994, purchased shares in two Dalieh plots in 1998, bought more shares in another Dalieh plot in 2000 and then acquired MP Michel Murr’s shares in four others on May 26, 2007. Irad owns 99.9 percent of Al Bahr. A third company, Sakhrat Al-Bahr, was founded in 1994 and on December 30 1995 purchased shares in three Dalieh plots and, on the same day, bought all 2,400 shares in three other Dalieh plots. Irad does not own Sakhrat Al-Bahr. In fact, only 89 of the company’s 26,500,000 shares have listed owners on its commercial registry document. Among them, however, are BankMed Investment SAL (BMI), MEP Investment SAL (99 percent owned by BMI) and Med Propterties SAL (99 percent by Bank Med Group SAL Holding).

Wissam Achour
In 2011, Wissam Achour made what appears to be his first foray into purchasing land in Ramlet al-Baida through a contract with a company called Eden Rock Tourism and Development. His lawyer, Bahij Abou Mjahed, told Executive in January that Achour will pay $175 million for the 22,295 m² of land — or $7,849 per square meter, quite a jump from the $2,000 per square meter Raja Makarem was about to sell land right next door for in 2006. The money has not been fully paid, Mjahed said, and only will be once the two tower resort complex currently in the excavation phase starts drawing in capital. In 2013, he made another purchase more closely in line with the tradition of the area.
Achour did not buy land directly, but rather he bought companies that own the land
Achour did not buy land directly, but rather he bought companies that own the land. Commercial registry documents show that Achour now owns 80 percent of Mediterranean Real Estate (the company Hariri owned via his purchase of BankMed, according to the Siniora interview), and thus plots 4027 and 4026. He also bought Al-Bahr Real Estate 2, which owns plots 1388 and 1389 — smaller plots near the Lebanese government’s land — as well as 5071 and 2369. The latter two, 4027 and 4026, are in a line of plots that stretch across much of Ramlet al-Baida’s sandy shore and the two cover a total area of 30,265 m². The documents do not show who Achour bought the companies from, but Irad has a 4 percent stake in Mediterranean Real Estate as does FRH Holding, 99.9 percent of which is owned by Fahd Rafik Hariri. Irad and FRH Holding also each have one share out of 30,000 shares in Al-Bahr Real Estate 2. Achour’s 30,000 plus square meters of contiguous beach is not far from the Eden Rock Resort. Four plots stand between the two parcels — plots which are all owned by companies of which Irad owns 99.9 percent.
Manal Dana, Achour Development’s marketing manager, tells Executive, as she has told other news outlets, that Achour has no big development plans for the 30,265 m². “The land will be renovated so people can go down on clean sand without any garbage. There will be small fees at the entrance to preserve it and [fund] small entertainment activities, like in Europe. But there will not be any towers on it, it will not be constructed, this area.





Wednesday, April 15, 2015

Les chretiens, a condition de le vouloir, peuvent influencer le cours des evenements

Le dilemme chrétien

http://www.lorientlejour.com/article/920669/le-dilemme-chretien.html

Alain, vous dites: "les chrétiens en baisse démographique vertigineuse, sans support financier et depuis longtemps non armés, se retrouvent affaiblis et dépourvus de moyens pour avoir la moindre influence sur le cours des événements ».

Non, Alain, tous les chrétiens ne sont pas sans support financier et ils pourraient influencer le cours des évènements, à condition de le vouloir sincèrement. En fait ce sont les banquiers et les entrepreneurs chrétiens qui probablement ont profité le plus des politiques financière et fiscale erronées des 2 deux dernières décades, et je suis prêt à le prouver si on me le demande.

 Mais, à l'instar des politiciens ils refusent de mettre une partie minime de leur fortune au service de la cause nationale, autrement ce pays n'aurait pas été dans la m ou il croupit à l'heure actuelle. Le jour où ils seront tenus de suivre, avec leurs baluchons, les autres Libanais sur la route de l’exil, leurs coreligionnaires sauront du moins à qui ils sont redevables, en partie, de leurs misères.

 Il y aurait un moyen de s'en sortir, mais ceci impliquerait certains sacrifices individuels que ni les chrétiens, ni les autres ne sont disposés à faire, d'où notre dilemme actuel.


Comme je ne cesse de le répéter dans tous mes écrits, nos problèmes peuvent être résolus. C’est la volonté de les résoudre, laquelle impliquerait certains sacrifices de la part des responsables, qui manque.

Remarques

Joe Acoury, Le dilemme chrétien mr Aoun c'est de vouloir définir la chrétienté comme un intérêt politique. La chrétienté exercée comme Jésus Christ l'a recommandé ne présente aucun dilemme mais des actes et des fruits au mode inconditionnel.

George Sabat: Joe, Joe, ce n'est pas de religion dont nous devrions parler mais plutot des interets particuliers qui nous aveuglent tous et font fi de l'interet de la Nation. C'est la ou reside notre probleme. Comme je l'ai dit et redit cent fois, nous pourrions, a tout moment, a condition de le vouloir vraiment, sauver ce pays de la ruine financiere. Qu'est ce qui nous en empeche", musulmans et chretiens? C'est le "flouss, rien d'autre.D'autre part chaque jour de retard et d'hesitation retarde d 'une semaine ou plus la date de remboursement de notre dette. C'est aussi simple que cela, mais nos ediles malheureusement ne le voient pas, tant ils sont occupes a compter leurs "rentrees"journalieres.'Et ils s'en foutent probablement comme de l'an quarante, qu 'ils soient chretiens ou musulmans. C'est le message que je voulais faire parvenir.

Thursday, April 9, 2015

QUAND AURONS-NOUS LE COURAGE DE LEUR DIRE BASTA!, CA SUFFIT!


Est-ce que les gens qui lisent mes écrits comprennent ce que j’énonce ? Et pourtant, c’est assez simple.

$7 milliards en 1993 - $70 milliards en 2015 - $131 milliards en 2022 - et $248 milliards en 2031

Tous ceux qui ont un peu de cervelle dans la tête, et qui ont vécu, a un moment donne de leur existence, le phénomène d’une dette qu’ils/elles n’étaient pas en mesure de repayer durant quelques mois ou même durant deux ou trois ans devraient pouvoir comprendre ce dont je parle. 

 Ces personnes ont surement appris, à leur dépend, ce que leur ont couté les intérêts de retard composes qui sont venus s’ajouter au montant initial de cette dette.

Que serait-ce alors d’une dette nationale de sept milliards de dollars contractée en 1993, et jamais repayée depuis lors, et qui s’élève aujourd’hui, 22 ans plus tard, à dix fois ce montant, uniquement par suite de ces maudits intérêts composes ?

Mais il y a pire encore. Si nous continuons de ce train-là, cette date va encore doubler et atteindra $131 milliards en 2022 et doublera, une fois de plus en 2032 pour grossir a $248 milliards de dollars.
C’est-à-dire que cette dette initiale de $7 milliards  aurait ainsi grossi presque « TRENTE SIX FOIS » en 40 ans.


Que comptons-nous faire, en l’occurrence, mes amis ? Qu’est ce qui est plus important ? Se disputer pour savoir qui va s’assoir dans le fauteuil a Baabda ? Décider si nous allons ou non continuer à nous battre en Syrie, et peut-être même au Yémen pour défendre le tyran voisin ou protéger les intérêts d’une puissance régionale ?

 Allons-nous, aussi, laisser une bande de profiteurs et de magouilleurs continuer à sucer le sang du peuple parce que nous n’avons pas le courage, ou l’audace de leur dire BASTA ?

Wednesday, April 8, 2015


Je publie, avec une larme dans les yeux, l'article date du 14/11/2012 de Mr. Fadi Assaf. Comme vous vous illusionniez, deux ans et demi plus tot, cher Monsieur Assaf. Nous ne controlons rien au Liban, ni notre eau, ni notre electricite, ni notre politique locale ou etrangere, et, a plus forte raison, notre gaz, au sujet duquel nous en sommes encore a discuter du sexe des anges. Mais ce que nous controlons le moins, et qui en fait, nous controle, c'est notre DETTE PUBLIQUE qui finira par nous emporter tous, Monsieur Assaf.

Liban: Contrôler le pays en contrôlant son gaz

November 14, 2012 in Governance, Lebanon, Oil & Gas





Fadi Assaf.
Alors que la survie du gouvernement du Premier ministre Najib Mikati est incertaine, à terme, les diverses parties qui composent le cabinet ont finalement surmonté leurs divergences pour débloquer le dossier pétrolier, et approuvé, en Conseil des ministres le 07/11 et contre toute attente, la nomination des membres de la Commission qui sera en charge du développement du secteur (Voir notre rubrique « Lebanon – Oil & Gas Updates »).
De tous les enjeux actuels, celui de l’exploitation du gaz/pétrole revêt une importance absolue pour les diverses parties locales: celui qui contrôle le secteur, gouvernera le pays… A chaque époque, ses outils de contrôle: il y a eu l’éducation (une bonne chose, en dépit des injustices possibles), la démographie, la Constitution, l’administration, la force (y compris l’armement illégal), les soutiens étrangers (y compris militaires et financiers)… Avec la décadence générale des deux dernières décennies, on a vu émerger, comme principal outil de contrôle de la vie politique libanaise, un partage mafieux et affairiste des richesses du pays…Heureusement, des garde-fous constitutionnels existent. Quoique…
Le secteur du gaz et du pétrole ne risque-t-il pas de finir par ressembler au secteur du GSM? Les licences de la téléphonie mobile avaient été distribuées aux parties politiques les plus en vue dans les années 90, et aux milieux d’affaires qui gravitaient dans leur orbite, sous l’autorité de la force d’occupation syrienne, et avec la bienveillance des partenaires internationaux et de leurs opérateurs… Le schéma est aujourd’hui identique, avec le gaz à la place du cellulaire… Tous les acteurs du GSM ne sont pas associés au tour de table du gaz et du pétrole, et tous ceux qui se retrouvent associés aujourd’hui à l’exploitation de ces nouvelles richesses nationales n’étaient pas du temps du cellulaire.
Une question d’époque, d’évolutions politiques, et de jeu de chaises musicales… La composition du pouvoir politique actuel, comme le reflètent si bien la composition du gouvernement actuel et les perspectives politiques immédiates, est visible dans la constitution du Conseil d’administration de la Commission du pétrole. Certes, cette commission est nommée pour une période de six ans, renouvelable, et pas pour l’éternité… Mais six ans (x2) sont suffisants, en principe, pour que les jeux soient (définitivement) faits… Certes, la Commission ne dicte pas la politique générale du pays en matière de pétrole et de gaz, mais, le parapluie politique qui la protège ne lui assure-t-il pas un tel rôle pratiquement?
En tout cas, tout est fait pour que le jeu politique se poursuive au sein de cette commission et dans le domaine gazier et pétrolier: il y a la suprématie du noyau dur du 8 Mars (le tandem Amal-Hezbollah et le Courant Patriotique Libre), il y a les alliés conjoncturels (Joumblatt, Mikati)… Curieusement (?), il y a une légère ouverture sur le 14 Mars, en la personne de l’ancien PM et président du Bloc parlementaire du Courant du Futur Fouad Siniora (même si cette “ouverture”, avec la nomination de Wissam Zahabi est relative, ce dernier étant sous le parapluie de l’ex et de l’actuel PM). Comme quoi, toutes les portes ne sont pas fermées pour après…
Une version légèrement modifiée de cet article a été publiée dans Libnanews, le 8 novembre 2012, sous le titre “Qui contrôle le gaz, gouvernera le pays…”.
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Suite a mon dernier poste concernant les alternatives qui se presentent, a l'heure actuelle, aux Autorites Libanaises qui seraient desireuses d'adopter, finalement, une attitude ferme concernant le traitement de la dette publique, je joint les remarques suivantes.

Dans mes precedentes etudes j'avais pris en consideration deux alternatives qui se presentaient aux Autorites Libanaises. Soit proceder aux reformes indispensables aussitot l'etude des 18 plans sectoriels terminee, soit laisser les choses aller sans reagir, comme elles n'ont cesse de le faire depuis 1993.

A.- Dans ces deux cas, la situation se resumait ainsi:

1) Les reformes sont introduites et appliquees - La Dette Publique est entierement repayee en 2032
2) Aucune reforme n'est entreprise et la Dette publique atteint $154.83 milliards de dollars en 2032

Nota Bene: Dans les deux cas ci-dessus j'avais anticipe qu' a partir de 2022, le Liban encaisserait chaque annee dix milliards de dollars du developpement de ses ressources petrolieres et gazieres qu'il consacrerait exclusivement au remboursement de sa dette (oui, c'est un reve, j'en conviens).

B.- Or il existe, malheureusement un troisieme cas de figure qui se precise a l'horizon. Ce serait celui ou, pour un nombre de raisons qu'il serait trop long de citer, le Liban ne puisse pas tirer avantage de ses ressources petrolieres et gazieres. Dans ce cas, sa situation financiere s'agraverait considerablement, comme suit:

1) Les reformes sont introduites et appliquees, mais pas de ressources petrolieres ou gazieres. La Dette publique atteindrait alors en 2031 $86 milliards de dollars.
2) Les reformes ne sont ni introduites ni appliquees. La Dette grimperait alors en 2031, au sommet vertigineux de $248 milliards de dollars, soit plus de 600% d'un PIB de $40 milliards de dollars.

Ces calculs sont detailles dans les tableaux et graphiques ci-dessous